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Ligue de Défense des Conducteurs | 23 avenue Jean Moulin 75014 Paris | Tél : 01 43 95 40 20

Pétition aux candidats à la Présidentielle

SÉCURITÉ ROUTIÈRE : 
STOP À LA RÉPRESSION EXCESSIVE ET NÉFASTE !

Madame, Monsieur le candidat,

Comme des millions de conducteurs, je suis harcelé(e) au quotidien sur la route alors que je n'ai pas une conduite dangereuse. À ce titre, je me permets de vous interpeller sur l'échec cuisant de la politique de sécurité routière, telle qu'elle est menée depuis 2003.

À force de sacrifier ce qui avait permis durant les décennies précédentes de réduire la mortalité routière - entretien des routes, prévention, amélioration des véhicules - au profit de cette répression abusive, la mortalité routière est repartie à la hausse depuis trois années de suite, du jamais vu depuis 1972.

Je vous demande de répondre, précisément, au programme de neuf questions 
(ci-dessous) que vous a envoyé la Ligue de Défense des Conducteurs.

En tant qu'électeur, je prêterai une grande attention aux engagements que vous prendrez pour en finir avec cette politique de répression routière insupportable, et obtenir une sécurité routière juste et efficace, qui se fasse AVEC les conducteurs et non plus CONTRE eux. 

Respectueusement,

Je signe la pétition

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2017

QUESTIONS AUX CANDIDATS

Les radars n'ont jamais été aussi nombreux et perfectionnés. Pourtant, la mortalité routière est en hausse pour la troisième année consécutive, une première depuis 1972.

Êtes-vous prêt à stopper l'investissement manifestement inutile dans de nouveaux radars, voire à supprimer tout ou partie de ces appareils répressifs déjà existants ?

1.

De nouvelles techniques de verbalisations en masse - renforcement de la vidéo verbalisation à distance, recours à la privatisation pour les voitures-radars - viennent d'être mises en place par le gouvernement sortant.

Considérez-vous qu'il faille mettre fin à ces nouvelles mesures répressives ?

2.

Alors qu'une tendance générale de baisse des vitesses se manifeste ces dernières années, avec des tentatives successives d'abaissement depuis 2012, les chiffres de la Sécurité Routière démontrent pourtant l'absence de lien entre vitesse et mortalité. En 2012, la vitesse moyenne a ainsi augmenté en France, alors que le nombre de tués sur la route a diminué de presque 8%. C’était déjà le cas entre 1998 et 2002. Et, plus récemment, les expériences d'abaissement de la vitesse en ont de nouveau apporté la preuve, avec par exemple 33 accidents sur la rocade de Rennes à 70 km/h, contre 28 l'année précédente à 90 km/h, ou 7 morts en 2014 sur le périphérique parisien à 70 km/h, contre 4 l’année précédente, le chiffre le plus élevé depuis 9 ans.

Êtes-vous prêt à renoncer définitivement au projet d'abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes nationales et départementales ?

3.

L'Union Européenne souhaite généraliser la présence de "boîtes noires" dans les véhicules qui vont enregistrer des dizaines d’indicateurs, en particulier les trajets et la conduite des usagers de la route. Outre le caractère liberticide de ce projet, celui-ci ouvre également la voie à un contrôle permanent à distance des conducteurs.

Considérez-vous ces dispositions comme une atteinte à nos libertés publiques, et êtes-vous prêt à vous y opposer ?

4.

Pendant que l'Etat investit chaque année dans la répression, l’état du réseau routier ne cesse de se dégrader faute de budgets d'entretien et d'aménagement : le budget consacré à l'entretien des routes par l'Etat a diminué d'un quart entre 2009 et 2016 (de 424 à 324 millions d’euros), alors même que le facteur infrastructure est présent dans 40 % des accidents mortels.

Êtes-vous d'accord pour affirmer que l'entretien et l'amélioration du réseau routier doivent redevenir une priorité, en vous engageant notamment à réaffecter les sommes jusqu'ici allouées aux radars à l'entretien du réseau ?

5.

Dans 37 % des accidents graves, les causes de l’accident ne sont pas identifiées.

Afin de mieux comprendre et prévenir les accidents de la route, êtes-vous favorable à la réactivation du programme "Enquêtes comprendre pour agir" (enquêtes systématiques menées par un réseau d'experts, permettant de déterminer les causes exactes d'un accident) ?

6.

Les conducteurs sont actuellement les boucs-émissaires de mesures prises à l’échelle nationale afin de réduire la pollution atmosphérique pour un résultat médiocre. Par exemple, la circulation alternée a eu un effet quasi-nul sur les émissions de polluants en décembre 2016 d'après AirParif. Le chauffage domestique, l’activité industrielle ou encore l’agriculture polluent pourtant plus que le transport routier, alors qu’en parallèle, des solutions se développent pour réduire l'émission des polluants liée à la voiture (système de freinage par induction, aspirateur à particules liées au freinage...).

Soutenez-vous la mise en place d'une politique encourageant les solutions innovantes pour réduire la pollution, plutôt que des mesures punitives, qui pénalisent de nombreux Français sans avoir fait la preuve de leur efficacité ?

7.

L’État français a encouragé pendant des décennies les constructeurs et usagers de la route à produire et acheter des véhicules diesel avant d'opérer une brusque machine arrière ces derniers mois pour en sanctionner les propriétaires.

Que proposez-vous pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouvent  les propriétaires de véhicules diesel face à ces nouvelles mesures punitives (interdiction de circuler dans certaines villes, baisse de la valeur de leur véhicule...) ?

8.

Depuis 2003, les gouvernements successifs ont fait passer au second plan des solutions ayant fait leurs preuves durant les décennies précédentes en matière de réduction de la mortalité - prévention, formation, contrôles ciblés, soutien à l'innovation pour les véhicules, amélioration du réseau routier... -  au profit d'une politique purement répressive, déshumanisée et brutale.

Quelle vision de la sécurité routière défendez-vous ?

9.

Je signe la pétition aux candidats

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cc Lionel Allorge

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cc Lionel Allorge

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